Birdeo parmi les meilleures sociétés B Corp du monde !

Birdeo parmi les meilleures sociétés B Corp du monde !

Birdeo est dans le top 10% des sociétés B Corp mondiales dans la catégorie Best for Workers, c’est-à-dire « qui font le plus pour servir leurs collaborateurs ». Ce prix récompense les entreprises qui ont le plus d’impact pour ouvrir la voie à une prospérité partagée et durable pour tous.

Chaque année, B Lab mesure les résultats des sociétés B Corporations avec une méthode spécifique d’évaluation d’impact. B Lab met ensuite en évidence le top 10% de la communauté mondiale dans 6 catégories.

L’équipe Birdeo est très heureuse et honorée de recevoir cette distinction prestigieuse.

 

Retrouvez la liste complète des sociétés du top 10% sur bthechange.com.

Birdeo était présent au B Corp Summit du 19 au 21 Juin à Amsterdam. Il s’agit d’un moment unique pour les sociétés certifiées B Corp et toute personne intéressée pour se connecter, partager, apprendre, être inspiré, construire un réseau mondial et repartir avec plus de connaissances et de force pour être une force plus résistante au changement.

Rappelons que B Corp est le label international des entreprises engagées pour le bien commun, créé en 2006. Il prône une triple performance économique, sociale et environnementale.

Plus de 5 300 candidatures reçues par l’équipe Birdeo en 2017

Plus de 5 300 candidatures reçues par l’équipe Birdeo en 2017

Retour en chiffres sur une année 2017 bien remplie pour Birdeo avec plus de 5 300 candidatures faites auprès de notre cabinet de recrutement et de chasse de tête.

Parmi l’ensemble des candidatures transmises à l’équipe Birdeo, il y a eu :

– 2 330 candidatures aux annonces publiées sur notre site Birdeo.com : 43%
– 2 030 candidatures spontanées : 38%
– 1 000 candidatures via LinkedIn : 19%

+30% d’offres publiées par rapport à 2016

Toujours en 2017, 93 offres ont été publiées sur notre site internet (presque toutes en CDI), dans nos newsletters et sur les réseaux sociaux. C’est 30% de plus que l’année précédente.

Cette progression est un succès pour Birdeo mais c’est avant tout un signe supplémentaire du dynamisme de notre secteur dont nous nous réjouissons.

Nous sommes aussi conscients des attentes que cela génère et des difficultés que nous avons parfois pour y répondre (manque de réactivité par moment, pas assez de retours faits par notre équipe suite aux candidatures…). Nous étions 4 personnes en 2017. Cela fait une moyenne de 1 340 candidatures traitées par recruteur en une année, ce qui est considérable !

Néanmoins, et même si nous ne sommes pas un cabinet d’outplacement (aide au reclassement professionnel) mais bien un cabinet de recrutement et de chasse de tête, nous essayons d’accompagner au mieux nos candidats. Nous travaillons au quotidien pour nous améliorer sur ces différents points.

Enfin, avant de candidater et/ou pour nourrir votre culture RSE, n’hésitez pas à consulter les ressources suivantes :
Comment faire carrière dans les métiers de la RSE et du DD ? (article paru dans ID L’info durable)
Les perspectives de carrières dans la RSE et le DD vues par un chasseur de tête (article paru dans RSE Magazine)
Trouver un job dans la RSE : mes 10 conseils de chasseuse de tête (article paru dans We Demain)

Reconversion réussie vers le développement durable : l’exemple de Cathy Bou

Reconversion réussie vers le développement durable : l’exemple de Cathy Bou

Chargée de mission développement durable pour une centrale d’achats, c’est chez Thomas Cook que Cathy Bou a d’abord été sensibilisée à ce métier passionnant. Retour sur le parcours riche d’une femme d’action.

Cathy BouBirdeo : Quel est votre parcours ?

Cathy Bou : Une fois mon BTS tourisme en poche, j’ai intégré le groupe Thomas Cook où je suis restée 25 ans ! J’y ai notamment dirigé le service contentieux pendant 5 ans. C’est là que j’ai réalisé ma première action de développement durable : dématérialiser les 1 700 courriers de réclamations mensuels afin d’assurer un meilleur suivi des dossiers et économiser du papier.

J’ai compris que l’ergonomie de travail, la qualité de vie de mon département et l’intégration de personnes en situation d’handicap apportaient une ambiance de travail saine, profitable à la qualité et à la performance. Enfin j’ai mesuré toute l’importance de la proximité avec les agences de voyages, nos clients et nos fournisseurs. A l’époque je ne savais pas que cela s’appelait les parties prenantes.

Cependant, étant mère célibataire, triathlète et acharnée de travail, j’ai fait un burn out, ce qui a mis un frein à ma carrière et m’a fait arrêter le triathlon. Pendant cette période j’ai commencé à étudier le développement durable par mes propres moyens. J’ai ensuite décidé de quitter Thomas Cook pour reprendre mes études et obtenir le Master Développement durable et responsabilité sociétale de l’entreprise. J’ai eu le bonheur de réaliser mon stage de fin d’études au sein de l’équipe organisatrice de la COP21 comme chargée de mission en développement durable, c’était passionnant.

Birdeo : Vous êtes aujourd’hui Chargée de mission développement durable pour CAHPP (Centrale d’Achats de l’Hospitalisation Publique et Privée), en quoi cela consiste ?

CB : Mon rôle est d’accompagner et de conseiller les industriels et les établissements de santé adhérents à intégrer une vision stratégique de lutte contre le réchauffement climatique, les inégalités et le gaspillage, et surtout à agir au cœur de leur métier.

Nous venons d’ailleurs de recevoir le trophée d’argent dans la catégorie RSE de Décisions Achats pour notre programme « CAHPP s’engage ». C’est un catalogue en ligne sur les produits à référencer, respectueux de l’environnement et de la santé. Cela rentre pleinement dans notre mission d’accompagner nos adhérents dans leurs achats responsables. Notre démarche est ambitieuse : c’est de faire en sorte que les établissements de santé utilisent des produits responsables.

Birdeo : Qu’est-ce qui vous pousse à vous lever chaque matin ?

CB : Ma mission de vie est d’éveiller les consciences au respect de la santé humaine et de l’environnement. Et heureusement que j’y crois, parce que le bus, le métro, le brouhaha, la vie parisienne ce n’est pas pour moi. J’ai besoin de nature !

Birdeo : Que conseillez-vous à une personne qui souhaite se reconvertir dans le développement durable ?

CB : Tout d’abord de croire en elle ou en lui et d’apprendre par les MOOC (Massive Open Online Courses : des cours accessibles sur internet, gratuits et ouverts à tous) s’il ou elle n’a pas les moyens ni le temps de faire un master. Je lui conseillerais surtout de développer une double compétence pour être au cœur du business et ne pas être vu comme un centre de coût. Le développement durable n’est pas un « truc en plus », c’est le cœur du business.

 

Comment faire carrière dans les métiers de la RSE et du développement durable

Comment faire carrière dans les métiers de la RSE et du développement durable

C’est le titre du dernier livre de Caroline Renoux, Fondatrice et CEO de Birdeo. Ce guide des métiers s’adresse autant aux jeunes diplômés qu’aux cadres en cours de reconversion. Vous pourrez découvrir les formations, les débouchés et les retours d’expérience de nombreux professionnels, tout en suivant les conseils d’un chasseur de tête pour votre carrière.

« Un petit ouvrage pratique, bien pensé et bien écrit si vous souhaitez trouver un emploi avec du sens » pour ID, le premier média d’info en continu dédié au Développement Durable. Découvrez l’interview de Caroline Renoux

Vous avez envie de donner du sens à votre carrière ? Vous souhaitez évoluer dans les métiers de la RSE et du développement durable ? Vous cherchez des conseils pratiques ? Vous voulez comprendre comment fonctionnent les chasseurs de tête ? Ce livre est fait pour vous.

 

 

 

Commander le livre sur le site de l’éditeur

 

 

 

 

Caroline Renoux, fondateur et CEO de Birdeo, a signé son livre à l’occasion du salon Produrable à Paris le 5 avril. Rendez-vous à partir de 14h00 en salle 352 B. A 15h30, elle a animé une conférence sur le thème : Quels métiers et carrières pour l’entreprise de demain ?

Produrable 2018 : nos conférences et tables-rondes

Produrable 2018 : nos conférences et tables-rondes

Cette année encore Birdeo sera présent à Produrable, la salon incontournable des professionnels de la RSE. Caroline Renoux, Fondatrice et CEO de Birdeo, animera une conférence, présentera son dernier livre et participa à deux tables-rondes.

Voici notre programme détaillé, en attendant d’échanger avec nous sur notre stand D48 !

– Quels métiers et carrières pour l’entreprise de demain ? Une conférence proposée et animée par Caroline Renoux, Fondatrice et CEO Birdeo le jeudi 5 avril de 15h30 à 16h15 en salle 352 B.

– Caroline Renoux présentera son récent livre Comment faire carrière dans les métiers de la RSE et du développement durable.

Il est destiné avant tout aux jeunes diplômés, aux cadres en reconversion et aux cadres du secteur qui souhaitent évoluer.

Une signature de l’ouvrage aura lieu le jeudi 5 avril à partir de 14h00 en salle 352 B.

Vous pourrez également le retrouver pendant les deux jours du salon Produrable sur le stand Birdeo : D48.

Commandez le livre ici

 

 

– L’épargne responsable se transforme : ses produits, ses services et ses hommes aussi ! Cette table-ronde aura lieu jeudi 5 avril de 11h30 à 12h15 avec Pierre-Yves Chanu (Conseiller confédéral à la CGT), Bertille Knuckey (Head of Sustainable & Responsible Investment chez Sycomore Asset Management), Zoé Selves (Gérante analyste ISR à la Banque Postale) et Caroline Renoux. Rendez-vous en salle 342 A.

– L’intelligence artificielle au service de la fonction RH. Cette table-ronde avec Audrey Deconclois (DRH EY, ex Ernst&Young), Edouard Saulnier-Arrighi (Responsable Innovation chez Meteojob & Visiotalent) et Mouhidine Seiv (CEO Riminder) sera animée par Caroline Renoux. Rendez-vous le jeudi 5 Avril de 16h30 à 17h15 en salle 342 A.

Plus d’information sur Produrable

La finance durable en plein essor avec 54% de nouveaux postes créés en 3 ans

La finance durable en plein essor avec 54% de nouveaux postes créés en 3 ans

154 personnes travaillaient dans le domaine de la finance durable en France début 2018. Elles étaient seulement 100 il y a 3 ans. Les 54 postes créés dans cette période représentent une progression de plus de 15% par an.

L’essor du secteur de la finance durable(1) s’explique notamment par la croissance des investissements des particuliers et des institutionnels dans les fonds ISR (Investissement Socialement Responsable). Ces placements concilient performance économique et impact social et environnemental (critères ESG : Environnementaux, Sociaux et de Gouvernance). Ceux qui y investissent veulent que leur placement ait davantage de sens. Les fonds ISR offrent une rentabilité similaire voire parfois supérieure aux produits classiques.

Pour faire face à cette croissance, les sociétés de gestion développent et renforcent leurs équipes dédiées à la finance responsable. Néanmoins elles restent encore minoritaires à le faire.

 

Une étude réalisée auprès de 637 sociétés de gestion financière

En janvier 2018, parmi ces 637 sociétés basées en France nous avons identifié 154 professionnels spécialement dédiés à la finance durable. Nous distinguons les principaux 2 métiers d’une société de gestion : l’Asset management(2) et le Private equity(3).

Nous avons identifié cinq types de postes en Asset management, ce qui représente 136 professionnels :

  • 76 Analystes junior, de 0 à 5 ans d’expérience professionnelle pour une rémunération moyenne de 50 K€.
  • 42 Analystes senior, avec 5 à 15 ans d’expérience pour une rémunération moyenne de 75 K€.
  • 11 Gérants de portefeuille, avec 5 à 15 ans d’expérience – rémunération confidentielle.
  • 4 Sales, avec 3 à 10 ans d’expérience pour une rémunération moyenne de 75 K€.
  • 3 Président investissement responsable, avec 15 à 20 ans d’expérience – rémunération confidentielle.

Nous distinguons deux types de postes en Private equity, ce qui représente 18 professionnels :

  • 12 analystes ESG / ISR, avec 3 à 7 ans d’expérience pour une rémunération annuelle moyenne de 70 K€.
  • 6 analystes seniors, avec 7 à 10 ans d’expérience pour une rémunération annuelle moyenne de 80 K€.

Les titres des postes ont été homogénéisés car ils peuvent évoluer d’une société à une autre.

Il est intéressant de remarquer que seules 11 sociétés de gestion disposent de plus de 3 ressources dédiées à l’investissement responsable. Sur ces 11 sociétés, 5 d’entre-elles possèdent plus de 8 professionnels de la finance durable. Ces sociétés disposent d’une avancée notable sur leurs concurrents.

Des perspectives très encourageantes

Cette forte croissance devrait se poursuivre. Le déséquilibre croissant entre nombre de postes proposés et nombre de profils devrait jouer en faveur des profils de l’industrie financière « classique » qui souhaitent se spécialiser en finance verte (actuellement en agences de notations extra-financières principalement), des profils des services « Private equity » des entreprises du CAC40 et surtout, de ceux des grands cabinets d’audit et de conseil (les membres du big4 : Deloitte, PwC, Ernst & Young et KPMG).

Rappelons que la France est numéro 3 mondial de la finance verte et 1ère en Europe selon l’étude HSBC : « Le comportement des entreprises et des investisseurs à l’égard de la finance durable par Zoë Knight, Directrice du Centre HSBC pour la Finance Durable », septembre 2017.

 

 

 

(1) La finance durable est le domaine de la finance qui prend en compte les critères ESG, c’est-à-dire liés à l’environnement, au social et à la gouvernance.

(2) L’asset management, ou gestion d’actifs en français, est une activité assurée par une société de gestion, qui est souvent la filiale d’une banque ou d’une compagnie d’assurance, qui consiste à créer et gérer des produits de placements.

(3) Le private equity, ou capital-investissement en français, concerne généralement l’investissement dans des sociétés non cotées en bourse (d’où son nom de capital non coté). Il se traduit par une injection de fonds dans une société et par l’entrée du fonds d’investissement au capital de sociétés qui ont besoin de capitaux propres.

Tout savoir sur les Chief Happiness Officers (CHO) : l’interview de Caroline Renoux

Tout savoir sur les Chief Happiness Officers (CHO) : l’interview de Caroline Renoux

Caroline Renoux, Fondatrice et dirigeante de Birdeo, a été interviewée avec Olivier Toussaint, Co-fondateur du Club des Chief Happiness Officers, lors de l’émission d’Ekopo « Pour un Monde Meilleur », modérée par la journaliste Nathalie Croisé. L’occasion de faire le point sur ce nouveau métier.

Nathalie Croisé : Comment définir l’économie positive, la valorisation et l’évolution du management ?

Caroline Renoux : Fondé en 2010, Birdeo est focalisé sur les métiers des nouveaux enjeux sociétaux correspondant à la responsabilité sociale de l’entreprise, au développement durable et à l’économie sociale et solidaire. L’économie positive met l’homme, la femme et l’environnement au cœur de son système. Plus spécifiquement, les entreprises de l’économie positive sont contributives : elles cherchent à avoir un impact positif sur leur environnement ainsi qu’au niveau social et sociétal.

Olivier Toussaint : On peut schématiser en deux axes : humain et écologique. C’est l’ensemble des actions du monde économique mises en commun qui pourront avoir un impact économique sur ces choses. On s’occupe déjà de l’humain mais la dimension écologique est essentielle aussi. L’ensemble des deux, l’humain et la planète, constituera le monde de demain et son bien-vivre.

NC : Que sont les Chief Happiness Officers ?

CR : On parle des CHO ou Chief Happiness Officers depuis un an et demi environ. Il y a quelques mois, j’ai d’ailleurs recherché un consultant CHO pour un client et il y a eu plus de 1 000 réponses, du jamais vu.

OT : Les CHO sont des sortes de DRH qui doivent faciliter le quotidien des collaborateurs, en mettant en place des actions favorisant le bien-être en entreprise et aussi l’utilité de l’entreprise dans son environnement. L’idée en est venue du ras le bol en écoutant le ton pessimiste des actualités alors qu’il y a des choses formidables qui se font, qu’il faut regarder et donc changer son prisme. Cette idée a rencontré un succès tel en moins d’un mois, avec plus de 100 000 fans sur Facebook et des passages à la radio et à la télé, que nous avons fait une campagne de crowdfunding permettant avec l’aide de finances, d’essayer de trouver le bon modèle économique sans dénaturer et avec un impact significatif et positif sur les entreprises aujourd’hui. Les clubs CHO représentent encore peu de personnes : 120 à 150. Il faut parler de ce job, c’est ce que nous continuons à faire. C’est une vision à défendre et c’est l’affaire de tous.

CR : Cela fait très longtemps que le bien-être salarié est un sujet important. Cela devient aujourd’hui un métier à part entière. Il y a deux grandes catégories de CHO : ceux focalisés sur l’individu, c’est-à-dire le bien-être au travail en termes de compétences et de fonctions, ils sont assez proches des RH et Office managers facilitant la vie des collaborateurs et une autre façon d’aborder ce métier en agissant à la fois au niveau du bonheur au travail avec un rêve partagé dans l’entreprise pour que celle-ci soit utile à son environnement. Le CHO est très proche de la direction qui va agir sur la gouvernance et permettre à l’entreprise de se développer. Il y a déjà quelques signaux faibles dans ce sens mais c’est compliqué à faire. Certains se sont lancés (groupe KV, Michelin…) cela produit des résultats et petit à petit après les pionniers il y aura les suiveurs.

OT : C’est intéressant de voir ceux qui expérimentent et ceux qui y arrivent comme c’est toujours le cas. Cela l’a été pour le tournant du digital avec maintenant des Directeurs digital marketing. C’est le passage stratégique pour donner un axe supplémentaire. Il y a trois phases : l’individu, la culture d’entreprise et la société. Les attentes des collaborateurs ne sont plus les mêmes. Dans une étude Manpower en 2016, sur 19 000 jeunes de 25 pays, 30 % ne mettent pas la priorité sur leur carrière mais plutôt sur la possibilité de développer ses compétences à travers le travail et lui donner du sens, avoir un impact sur la société, être utile à quelque chose. Le salaire n’est plus cité en 3e position comme il y a deux ans mais en 5e. Des sociétés ont commencé une approche dans ce sens en organisant par exemple une journée de temps en temps en situation participative. Ainsi, une banque importante avait organisé pour ses développeurs un concours basé sur les jeux vidéo. Pourquoi ne pas aller plus loin ensuite et donner ces jeux vidéo à des enfants malades dans les hôpitaux ? Il faut changer sa façon de voir les choses, rendre les gens heureux, les épanouir.

CR : En effet, je suis chasseuse de têtes depuis presque 20 ans et auparavant les gens mettaient en priorités un bon salaire, un joli titre et une progression de leur carrière. Mais les années ont passé. Les jeunes générations disent avoir envie de donner du sens à ce qu’ils font et même les générations qui travaillent depuis longtemps, voire très longtemps. Aujourd’hui il est donc important que les CHO ne se contentent pas de s’occuper du bien-être au travail mais aussi de faire en sorte que la gouvernance de l’entreprise puisse créer du sens avec ce fameux rêve partagé par la société.

NC : Est-ce que le poste de CHO serait à réserver aux jeunes ou aux plus âgés ?

OT : Tout d’abord, malheureusement Il y a beaucoup de demandes mais peu de postes. C’est un métier où il vaut mieux avoir un minimum d’expérience comme un RH (ou DRH), avec de la psychologie ayant trait à l’humain. On observe maintenant certains employeurs le prenant à bras le corps et c’est une décision du DG ou Co-Directeur qui va faire cela sérieusement, l’une des façons pouvant être aussi de commencer avec un stagiaire en vue d’un premier job pour essayer et voir comment cela va se passer.

NC : Quelle est la typologie des entreprises intéressées par des CHO ?

CR : Aujourd’hui il s’agit surtout des start-up dont les enjeux sont de recruter et retenir leurs collaborateurs. Mais on espère la diffusion dans les autres entreprises car les salariés veulent donner du sens à leur travail puisque pour certains le salaire n’intervient qu’en 3e ou 4e position et toute une catégorie d’emplois précaires a besoin d’un peu de bonheur au travail.

OT : Oui c’est du bon sens. L’enjeu est vital pour les start-up mais également les grandes structures. De moins en moins de grands groupes attirent les collaborateurs avec leur image « grands groupes ». 80 % de jeunes au Forum de Jeunes veulent commencer leur vie professionnelle par une start-up, ce qui n’était pas le cas précédemment. L’image de l’entreprise passe à travers l’individu et s’il ne se sent pas bien du fait de l’image, cela peut devenir difficile pour l’entreprise de recruter et garder ses talents.

NC : Le CHO est-ce de la com ?

OT : Oui c’est de la com et ce serait bien naïf de dire que c’en est pas. Si on a choisi un nom anglais, cela part de là mais cela ne se limite pas à cela. Des médias dépeignent juste le côté cosmétique : doit-on se contenter de cette image là ou pas ? C’est un beau métier, je n’ai pas la prétention de dire s’il existera dans 5 ans, tout comme d’autres métiers, en même temps c’est une belle envie de porter ce projet global et ce qui compte c’est que cette thématique soit intégrée dans chaque esprit.

CR : Evidemment c’est de la com mais en même temps un nouveau métier est en train de se structurer. Il y a quelques années on parlait de green washing et maintenant c’est compliqué de faire du green washing. Pour les CHO c’est pareil. On aura du happiness washing une fois que les entreprises auront appris, cela va se structurer. En revanche je pense que l’enjeu est important pour les CHO d’aujourd’hui avec aussi l’initiative des Clubs CHO, de dire comment faire afin que ce métier devienne un vrai métier et non pas un gadget. Le Directeur développement durable n’est pas amené à disparaître, on en aura toujours besoin, il sait le mieux parler avec les parties prenantes, c’est un catalyseur.

NC : Il y a un enjeu économique car les chiffres montrent le coût social du stress estimé en France entre 2 et 3 milliards d’euros, sans parler des 500 000 salariés en souffrance manifestement pathologique, des suicides et puis derrière des enjeux de productivité.

OT : C’est comme le développement durable, ce sont des sujets gagnants pour tout le monde. En termes d’efficacité de productivité et de chiffres, un collaborateur épanoui va donner davantage que celui qui compte ses heures et vient juste par conscience professionnelle. En même temps cela peut avoir un impact sur la santé publique.

CR : Le CHO fait partie de l’économie positive. Une entreprise est là pour apporter du bien-être à la société mais pas pour abîmer la planète. Beaucoup de CHO sont focalisés sur le bien-être des collaborateurs, c’est la base mais ce n’est pas suffisant. Je pense aux start-up qui ont un CHO et ne doivent pas penser juste à recruter les personnes et les garder, mais aussi tirer vers le haut et se dire qu’elle est ma contribution dans la société.

OT : Il ne faut pas se contenter d’être bien mais essayer de rendre tout le monde heureux. L’idée de base concernant les CHO : si c’est un métier tant mieux et si ce n’est pas accepté encore dans l’entreprise, ce n’est pas problématique. On commence par agir sur les décisionnaires qui ont le plus d’impact dans les entreprises. Chaque manager devient CHO en lui donnant les clés. C’est un sujet porteur. On n’a aucune idée de ce que sera le métier de demain, si ce sera autre chose que les CHO, quelque chose d’inexistant encore, ce n’est pas grave, ce qui compte c’est que cette thématique soit intégrée dans les entreprises.

CR : Grâce à l’innovation technologique et managériale qu’il ne faut pas négliger, les CHO ont beaucoup à faire avec des entreprises pionnières qui testeront et les autres qui suivront.

 

Retrouvez le podcast de cette interview sur Ekopo, le média de l’économie positive

Comment devient-on Directrice RSE de L’Occitane ? Interview de Katia Michieletto

Comment devient-on Directrice RSE de L’Occitane ? Interview de Katia Michieletto

L’Occitane en Provence est une marque de produits cosmétiques créée en 1976. Katia Michieletto, Directrice RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises) du groupe depuis près de 10 ans, nous fait l’amitié de revenir sur son parcours.

Birdeo : Quel est votre parcours ?

Katia Michieletto : A l’issue de mes études en RH (Ressources Humaines) j’ai commencé ma carrière dans le secteur de la grande distribution. Après 3 ans, j’ai quitté le secteur du retail pour le groupe Valeo. En 1998, j’ai rejoint le groupe Danone, dans un parcours professionnel alliant ma double compétence commerciale et RH notamment en qualité de DRH d’une unité de production Danone.

En 2004, je deviens responsable de la formation à l’Occitane. Après un peu de moins de 4 ans dans les RH opérationnelles, j’ai intégré la fonction de Responsable de communication interne du Groupe.

En parallèle, dès 2008/2009, j’ai créé la fonction de directeur RSE Groupe de l’Occitane. J’y ai créé, promu et piloté la politique RSE du Groupe. Elle est axée sur l’éco-conception, la maîtrise de l’empreinte carbone et des impacts sur la biodiversité, la qualité de vie au travail et les achats responsables. D’ailleurs, réellement passionnée par les enjeux d’achats responsables, je suis retournée sur les bancs des écoles pour le MAI, Master Achats dont le parti-pris est l’innovation et la RSE.

Birdeo : Comment se passe une semaine type pour la Directrice RSE de l’Occitane en Provence ?

KM : Ma semaine type s’articule autour d’une série d’échanges formels ou informels, en one-to-one ou en groupe, dont la principale finalité est de faire adhérer nos directions et nos équipes aux projets RSE de l’entreprise. Ces temps forts et ces échanges permettent de s’assurer de la compréhension des objectifs, de l’accompagnement des changements induits par ces projets, du suivi de leur mise en œuvre et de leur impact sur notre performance RSE. Il n’existe donc pas de semaine-type quand il s’agit de conduire le changement !

Birdeo : Qu’est-ce qui vous fait vous lever tous les matins ?

KM : C’est clairement l’idée de faire la différence, de savoir que mes actions vont avoir un impact durable (même s’il n’est pas immédiat) sur l’entreprise et ses parties prenantes. D’ailleurs, par principe, j’ai toujours apprécié sincèrement qu’aucune journée ne ressemble jamais à une autre. Ce sont les embuches qui égaillent ma journée… et fort heureusement, c’est notre lot quotidien.

Birdeo : Quels sont les impacts de votre activité sur le business model de l’Occitane en Provence ?

KM : Par essence et depuis ses origines, l’entreprise s’est imposée comme un acteur majeur de la cosmétique naturelle, mettant le respect de l’Homme et de la Nature au cœur de son business model. Mon objectif est de consolider le business model de l’entreprise en garantissant sur l’ensemble de notre chaine de valeur la cohérence et l’authenticité de nos engagements.

Les cadres et la RSE, une histoire qui dure — Participez à l’étude

Les cadres et la RSE, une histoire qui dure — Participez à l’étude

Pour la 4e année, Birdeo mène une étude auprès des cadres travaillant dans les domaines de la RSE, du développement durable et de l’économie sociale et solidaire. Au fil des ans, elle est devenue un état des lieux précieux, apportant aux professionnels du secteur des éléments concrets sur l’évolution de leurs missions au sein des organisations. Elle ambitionne également de donner aux entreprises des repères quant à l’importance du rôle de ces collaborateurs et consultants dans leur propre transformation.

Salariés, entrepreneurs et freelances : quelle est votre perception de la prise de conscience et des actions de votre entreprise ou de vos clients en matière de développement durable ? Comment percevez-vous votre rôle et son évolution ? En quoi votre action influence-t-elle l’entreprise pour laquelle vous travaillez ? Comment l’aidez-vous à se transformer ? Tels sont les thèmes abordés cette année dans notre 4ème vague d’enquête.

Participez à l’étude

Finance responsable : anecdotique ou futur de la finance ?

Finance responsable : anecdotique ou futur de la finance ?

Caroline Renoux, fondatrice de Birdeo, a publié une tribune sur la finance responsable sur le site de l’Agefi. Vous pouvez également la lire ci-dessous. 

La Finance Responsable consiste à prendre en compte des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) dans la gestion financière des entreprises et dans la gestion d’actifs par les sociétés de gestion et les banques – en plus des critères financiers classiques et de rentabilité. Une image d’Epinal ? Pour les private equity et asset managers, y aura-t-il un avant et un après la Semaine Nationale de la finance responsable ? Probablement pas. Aujourd’hui, ce sont les risques pris par des stratégies financières court-termistes, les scandales qui en découlent, l’évolution de la réglementation et la prise de conscience massive du public qui contribuent à faire bouger les lignes.

Pourtant nous ne sommes plus dans le superflu : article 173 de la loi de transition énergétique en France, scandale du Rhana Plazza, augmentation des primes d’assurance pour les projets jugés « à risque », prise en considération du coût déjà bien réel du changement climatique par les entreprises et les collectivités, coûts liés à la santé qui poussent les gouvernements européens et chinois vers une économie dé-carbonée. Désormais, le risque n’est plus négligeable, il est avéré, et trop grand pour ne pas faire bouger les lignes vers une finance plus responsable. Si le secteur de la finance « pure » peut sembler parfois hermétique à la finance responsable et puissant au niveau d’un lobbying de l’immobilisme, les entreprises commencent à réaliser qu’elles ont plus à perdre qu’à gagner à ne pas s’y pencher.

Si le sujet émerge dans les comités de direction, les freins restent nombreux.

Question de légitimité.

Pour beaucoup, « finance » et « responsable » restent des oxymores. Dans un secteur encore quasi entièrement motivé par la performance financière, est-il possible de susciter un intérêt pour la croissance d’externalités positives extra-financière et susciter des vocations « responsables » parmi les profils financiers ? L’un des challenges les plus important reste de légitimer de nouveaux métiers de la finance alors qu’il existe si peu de formations et que les débouchés ne sont pas les plus visibles ni les plus attractifs – au moins au regard des standards actuels de la finance.

Manque de clarté.

Périmètre, pratiques, information, réglementation : on s’y perd. L’investissement socialement responsable (#ISR) par exemple reste un concept qui peut prendre différentes formes et évoluer avec les préoccupations des investisseurs institutionnels. Côté entreprises, le sujet fait son chemin auprès des boards et établissements financiers, mais le dilemme de la finance responsable semble être de se fondre dans la finance tout en en changeant les règles de l’intérieur (sans perdre en rentabilité) !

Besoin d’encadrement.

La finance responsable ne fait pas l’objet de cadre réglementaire défini. Elle découle de la finance classique, et représente pour certains une approche uniquement marketing. A noter qu’il existe par ailleurs un vrai risque de greenwashing. Le secteur doit impérativement gagner la confiance de ses cibles, en particulier en l’absence de règlementation. Celle-ci finissant toujours par arriver après les constats de dérives, certains n’en viendraient-ils pas souhaiter que le sujet de la finance responsable ne passe pas par la cadre réglementation mais reste une approche volontaire et autorégulée ?

Nécessité de faire ses preuves en permanence.

La recherche d’un investissement plus responsable permet de concilier performance économique, impact social et impact environnemental et d’identifier – et donc mieux maîtriser – les risques extra-financiers. En théorie, donc, la finance responsable est plus sûre et a de meilleurs rendements. Mais en pratique, il semble toujours qu’il soit difficile de démontrer sa performance financière – sur des critères strictement similaires. De même, en théorie, gérer les risques en amont et être attentif aux attentes des marchés permet de saisir de nouvelles opportunités économiques induites par le développement de filières ou de produits éco responsables ou favorisant la transition vers une économie bas carbone. Pour les boards pourtant, le lien entre finance responsable et innovation semble encore compliqué à démontrer.

Et pourtant la demande pour une finance plus responsable existe !

Recherche de sens, de sécurité, d’utilité sociale, d’investissement local et dans l’économie réelle, réorientation des fonds des secteurs « à risque » vers les secteurs « d’avenir » – les lignes bougent en entreprise. Si l’ISR semble rester un marché « niche », la finance solidaire et les financements participatifs attirent l’attention des épargnants, et poussent même les banques et autres acteurs classiques à réagir. Si le marché mûrit, qu’est ce qui peut faire levier sur le secteur ?

Porter le sujet au plus haut de la #gouvernance.

La finance responsable, comme toutes les spécialités tournées vers le durable est le futur, contribue à remettre en question le modèle dominant. Ce mouvement amorcé ne pourra se confirmer que si organisations internationales et gouvernements donnent les bons signaux. Ils doivent être les premiers à porter plus fort ce discours. Alors seulement elle pourra trouver ses lettres de noblesse dans les établissements financiers classiques qui eux, ont souvent besoin de redorer leur blason.

Créer des ponts au sein des métiers de la finance.

Beaucoup de spécialistes de la finance responsable s’accordent à dire qu’il ne faut pas en faire une spécialité décorrélée des autres fonctions traditionnelles, mais bien de l’y fondre. Pour s’imposer dans les entreprises, banques et fonds, il faut éviter l’entre soi. La clé réside dans les postes à double casquette, car c’est en parlant avec les mots du marché et en répondant point par point aux enjeux de durabilité et de rentabilité que ces fonctions se développeront.

Formation.

Comment professionnaliser le secteur et mieux former les financiers de demain ? Les profils « naturellement » attirés par la finance ne sont pas encore ceux qui comprennent le mieux les enjeux de développement durable. Mais le paysage change ; le fait que la réputation de la finance s’écorne et que les financiers « purs et durs » doivent intégrer l’évolution du secteur constitue un terreau fertile pour les métiers de la finance responsable. Analyste extra-financier, analyste gouvernance, responsable ESG, analyste ISR, analyste crowdfunding, equity research, spécialiste compliance : de nouveaux métiers apparaissent. Pour les développer, les formations doivent à présent s’adapter.

Prôner l’ouverture.

Le développement de la finance responsable ne peut passer que par la fiabilité et l’accessibilité de l’information. Seule une transparence totale permettra de convaincre entreprises, grand public et futurs collaborateurs.

Pédagogie.

L’approche « risque versus opportunité » peut faire la différence, à la condition que l’on intègre bien les enjeux. Les impacts sur la réputation via les prises de risques environnementaux et sociaux d’une finance court-termiste et sans approche éthique finissent toujours par se chiffrer sur le bilan, souvent après un détour par le juridique. Si l’on retranchait certains de ces coûts au ROI d’opérations financières « classiques », les rendements seraient-ils toujours aussi bon ? On le comprend, il ne s’agit pas tant de faire de la « communication » pour la finance responsable que de permettre aux décideurs de comprendre que le lien entre finance responsable et bons rendements est réel, si l’on intègre ce type de coûts cachés…

 

Merci à M. Trump : on n’a jamais autant parlé d’éthique et de développement durable que depuis le retrait des Etats-Unis aux accords de Paris. Le sujet de la finance responsable avance laborieusement, mais il avance. Le secteur réalise doucement qu’une finance plus responsable répond aux enjeux de pérennité non seulement du secteur de la finance lui-même mais aussi de pans entiers de l’économie. Car loin de représenter une fonction accessoire, elle permet aux entreprises de faire une réelle différence, de mieux anticiper le futur – et donc de garantir leur rentabilité sur le long-terme. Encore faut-il que le secteur soit irrigué par des personnes formées et que des exemples concrets soient mis en lumière.
La finance responsable est l’avenir de la finance. A nous de faire en sorte que cela se sache.

Paru initialement sur le site de l’Agefi le 18 octobre 2018