Se forger ses propres convictions en matière de RSE

Se forger ses propres convictions en matière de RSE

Philippe Cornet a fait plusieurs métiers avant de se diriger vers le développement durable et plus spécifiquement l’intégration des critères extra-financiers. Un parcours atypique ? Plutôt le parcours riche d’un homme volontaire.

Philippe CornetQuel est votre parcours ?

Philippe Cornet : J’ai débuté ma vie professionnelle sans diplôme dans les médias, au développement de radios FM. Puis j’ai évolué dans l’industrie automobile (comme E-Business Manager chez Renault notamment) et ensuite dans la finance comme analyste extra-financier. Depuis six ans je travaille dans le conseil et la formation en tant que consultant indépendant. En parallèle j’ai passé trois Masters : en sciences humaines, sciences de gestion et sciences de l’environnement.

En quoi consiste votre métier actuel de Consultant management performance extra financière ?

En ce moment j’accompagne la mise en œuvre de la démarche risque et de l’analyse des risques extra-financiers dans un groupe agro-alimentaire. J’aide aussi à définir la nouvelle stratégie d’un groupe de distribution spécialisée. J’analyse aussi les risques extra-financiers pour une entreprise du secteur de l’énergie. J’accompagne trois entreprises dans la mise en œuvre de la DPEF (Déclaration de Performance Extra-Financière). Enfin, j’anime une formation à l’approche des risques dans les systèmes de management de la qualité : c’est passionnant !

Quelles évolutions constatez-vous dans les métiers du développement durable ?

Les métiers se spécialisent et l’exigence augmente. Certes le marketing et la communication sont des leviers de changement et d’accompagnement des transformations. Pour autant, je regrette que nous ne soyons pas plus centrés collectivement sur les résultats. Tout montre qu’ils ne sont pas au rendez-vous, ce qui invite à l’humilité et au redoublement de l’effort. J’essaie de faire ma part.

Vous avez plusieurs cordes à votre arc. En quoi est-ce un avantage ?

J’ai un triple profil : sciences humaines, environnement et gestion. Cela me pousse à penser à ces trois dimensions pour chaque question. J’essaie d’apprendre à parler ces trois langues à mes partenaires… dans la mesure de ma propre maitrise !

Que conseilleriez-vous à une personne qui souhaite travailler dans la RSE et le développement durable ?

Je lui dirais de se forger ses propres convictions, d’ouvrir grand ses yeux et ses oreilles pour apprendre et apprendre encore, et de trouver son champ personnel de valeur ajoutée. Il faut aussi être aligné car travailler sur ces questions mérite une éthique personnelle forte. La connaissance est facile d’accès aujourd’hui : les soft skills (qualités humaines et relationnelles) sont à privilégier.

Qu’est-ce qui vous fait vous lever tous les matins ?

La qualité des échanges avec mes clients, leur satisfaction, le fait de voir avancer les choses, l’indépendance, la complexité des situations qui est un formidable aiguillon pour la créativité, la diversité des secteurs d’activités, des entreprises, des cultures qui amènent à se remettre en question à chaque fois et qui constitue un formidable « actif immatériel ».

Change Now Summit : faire du développement durable, c’est exigeant

Change Now Summit : faire du développement durable, c’est exigeant

Les 28 et 29 septembre s’est déroulé le Change Now Summit, rassemblement international des innovateurs qui changent le monde. Et c’était un vrai succès ! 4 000 participants en provenance de 80 pays et 200 conférenciers ont pu échanger autour de thèmes innovants et durables. Retour sur cet évènement, dont Birdeo était partenaire.

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L’équipe Birdeo a reçu sur notre stand plus de 200 personnes parmi lesquelles des investisseurs, des entrepreneurs, des porteurs de projets et de nombreux candidats expérimentés ou plus jeunes.

Caroline Renoux, Fondatrice et CEO de Birdeo, a participé à la conférence sur les métiers de demain, dans le cadre du Youth Summit. Lors de son intervention elle a abordé les spécificités des métiers du développement durable. Pour Caroline « les entreprises ne recherchent pas des candidats qui « veulent changer le monde » mais des collaborateurs qui accompagnent le changement et la transformation des entreprises. Ce ne sont pas des militants mais des gens convaincus, qui portent les valeurs et créent de la valeur ajoutée grâce au développement durable. »
 

Faire du développement durable, c’est exigeant

Au sujet des qualités nécessaires pour exercer un métier lié à la Responsabilité Sociétale des Entreprises, elle répond sans détour : « il est nécessaire d’avoir un bon équilibre entre soft skills (qualités humaines et relationnelles) et hard skills (compétences techniques). Il faut être persistant et convainquant. Il faut en permanence se former, développer sa culture générale et son réseau. Il faut aussi être courageux car les messages à faire passer ne sont pas toujours des bonnes nouvelles. Il faut bien avoir conscience que c’est exigeant de faire du développement durable. C’est plus difficile que travailler dans le digital par exemple, où on déroule plus facilement le tapis rouge. »

 

L’objectif du Change Now Summit : mettre à l’honneur les solutions pour répondre aux défis sociaux et environnementaux du XXIème siècle et accélérer la transition écologique et solidaire.

 

Clémence Blanc et Anne Génin : un double parcours inspirant entre marketing grande conso, RSE et entrepreneuriat

Clémence Blanc et Anne Génin : un double parcours inspirant entre marketing grande conso, RSE et entrepreneuriat

Clémence Blanc et Anne Génin se sont rencontrées en 2001 chez Danone. Depuis leurs parcours n’ont cessé de se croiser jusqu’à créer leur entreprise et coécrire un livre : « Respect, des patrons inspirants pour un monde meilleur ». Interview croisée de deux passionnées.

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Anne Génin (à gauche) et Clémence Blanc

Birdeo : Quel est votre parcours ?

Anne Génin : Ingénieure agronome (AgroParisTech), j’ai démarré au sein du Groupe Danone. J’y ai occupé des fonctions marketing, commerciales, communication et RSE, notamment sur la marque LU. J’ai initié le projet Harmony pour les biscuits LU. Il s’agissait de mettre en place et valoriser une filière de blé plus durable, en faveur de la qualité et de la biodiversité.

Clémence Blanc : J’ai fait une école de commerce (ESSCA) et démarré au marketing chez Danone à Budapest, en Hongrie. Ensuite j’étais en Argentine puis en France où je suis arrivée dans la filiale biscuits. En 2010, j’ai eu envie de mieux connaître et comprendre l’impact de l’alimentation sur la santé. Je me suis formée à la nutrition en passant un BTS de diététicienne-nutritionniste pendant un congé maternité.

Anne : En 2016, nous avons créé Beebuzz. Notre mission est d’apporter aux dirigeants d’entreprise des conseils stratégiques et méthodologiques pour passer de l’intention à l’action et développer durablement leurs marques, tout en ayant un impact positif sur la société.

Birdeo : Vous avez un double profil marketing grande consommation / RSE. En quoi est-ce un avantage ?

Clémence : Nous constatons souvent que la RSE est vue comme un sujet d’expert, traité en silo et déconnecté du projet économique. Par ailleurs, de plus en plus de dirigeants, notamment de PME, réalisent que c’est un sujet incontournable. Pourtant, bien souvent ils ignorent par quel bout attaquer ce vaste sujet de la RSE.

Anne : Nous avons toujours à cœur de privilégier une démarche positive et intégrée, c’est à dire reliée aux opportunités de croissance, au savoir-faire de l’entreprise, au code génétique de la marque, aux évolutions sociétales. Pour réussir cette étape, une connaissance fine des consommateurs est requise. Notre expérience de marketeuses nous apporte cette expertise précieuse.

Clémence : L’engagement et les actions associées offrent une fantastique opportunité pour les marques de se différencier, d’affirmer leur singularité et de gagner la préférence des consommateurs et celle des collaborateurs (fierté, motivation…). Par ailleurs, le fait d’avoir vécu de l’intérieur les projets, avec leur lot de contraintes, de difficultés, nous permet aussi d’aider à les dépasser.

Birdeo : Que conseilleriez-vous à une personne qui souhaite se reconvertir dans le développement durable ?

Clémence : Nous pensons que dans chaque métier il est possible d’agir et d’avoir un impact positif. Sans forcément se reconvertir ! L’idéal c’est quand le marketeur adopte l’état d’esprit durable et pratique un marketing plus inclusif et plus pérenne. Chacun peut rendre ses actions plus durables.

Birdeo : Vous avez écrit un livre Respect, des patrons inspirants pour un monde meilleur. Dans quel but ? Que contient-il ?

Respect, des patrons inspirants pour un monde meilleur

Anne : Le public perd confiance dans les institutions dont les entreprises. Cela signifie-t-il la fin de la société de consommation ? Non, à condition que les entreprises sachent réinventer leur modèle.

Clémence : Les consommateurs ont le pouvoir par leurs choix de faire bouger les entreprises. Certaines entreprises ont déjà choisi de changer de modèle, de produire mieux et d’aider à consommer mieux. Ce livre est une façon de rentrer dans les coulisses de ces entreprises, de comprendre comment ça marche, au travers d’exemples concrets et incarnés, de réaliser que c’est possible, de s’inspirer et d’agir à son tour.

Anne : Nous avons choisi d’interroger des patrons d’entreprises françaises de toutes les tailles dans différents secteurs de la grande consommation (L’Oréal, Véjà, La Vie Claire…), de façon à ce que chacun puisse s’identifier. Les patrons que nous avons interrogés sont précurseurs et concilient performances économiques et utilité sociétale. C’est un long chemin, parfois semé d’embûches, d’où le titre de notre ouvrage : Respect !

Clémence : Nous avons relevé et formalisé 10 bonnes pratiques communes à ces 10 entreprises pour fournir un guide à destination de tous les acteurs de l’entreprise et les aider à passer de l’intention à l’action.

Anne : Nous voulons contribuer à transformer, faire évoluer les pratiques des entreprises pour produire mieux et consommer mieux.

 

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Birdeo est partenaire du Change Now Summit à Station F

Birdeo est partenaire du Change Now Summit à Station F

Rassemblement international des innovateurs qui changent le monde, le Change Now Summit se tiendra les 28 et 29 septembre à Station F, à Paris. Dans le cadre du Youth Summit, Caroline Renoux, Fondatrice et CEO de Birdeo, participera à la conférence sur les métiers de demain liés au positive impact.

L’objectif du Change Now Summit est de mettre à l’honneur les solutions qui répondent aux défis sociaux et environnementaux du XXIème siècle et accélérer la transition écologique et solidaire.

Les deux jours sont conçus pour aider les entrepreneurs à faire grandir leur projet plus rapidement grâce à la présence de plus de 6 000 participants venus du monde entier.

  • Samedi 29/9 de 12h30 a 13h30 : conférence sur les métiers de demain liés au Positive Impact avec Caroline Renoux, Fondatrice et CEO de Birdeo, et également Pixis et Ticket for Change, dans le cadre du Youth Summit.

Nous serons ravis de vous retrouver sur notre stand les 28 et 29 septembre à Station F.

 

Birdeo vous propose des pass à -30% avec le code suivant : BIRDEO !

Pour prendre vos places : www.changenow-summit.com/tickets2018/

 

WE ARE NOT HERE TO THINK, WE ARE HERE TO ACT!

Birdeo parmi les meilleures sociétés B Corp du monde !

Birdeo parmi les meilleures sociétés B Corp du monde !

Birdeo est dans le top 10% des sociétés B Corp mondiales dans la catégorie Best for Workers, c’est-à-dire « qui font le plus pour servir leurs collaborateurs ». Ce prix récompense les entreprises qui ont le plus d’impact pour ouvrir la voie à une prospérité partagée et durable pour tous.

Chaque année, B Lab mesure les résultats des sociétés B Corporations avec une méthode spécifique d’évaluation d’impact. B Lab met ensuite en évidence le top 10% de la communauté mondiale dans 6 catégories.

L’équipe Birdeo est très heureuse et honorée de recevoir cette distinction prestigieuse.

 

Retrouvez la liste complète des sociétés du top 10% sur bthechange.com.

Birdeo était présent au B Corp Summit du 19 au 21 Juin à Amsterdam. Il s’agit d’un moment unique pour les sociétés certifiées B Corp et toute personne intéressée pour se connecter, partager, apprendre, être inspiré, construire un réseau mondial et repartir avec plus de connaissances et de force pour être une force plus résistante au changement.

Rappelons que B Corp est le label international des entreprises engagées pour le bien commun, créé en 2006. Il prône une triple performance économique, sociale et environnementale.

Plus de 5 300 candidatures reçues par l’équipe Birdeo en 2017

Plus de 5 300 candidatures reçues par l’équipe Birdeo en 2017

Retour en chiffres sur une année 2017 bien remplie pour Birdeo avec plus de 5 300 candidatures faites auprès de notre cabinet de recrutement et de chasse de tête.

Parmi l’ensemble des candidatures transmises à l’équipe Birdeo, il y a eu :

– 2 330 candidatures aux annonces publiées sur notre site Birdeo.com : 43%
– 2 030 candidatures spontanées : 38%
– 1 000 candidatures via LinkedIn : 19%

+30% d’offres publiées par rapport à 2016

Toujours en 2017, 93 offres ont été publiées sur notre site internet (presque toutes en CDI), dans nos newsletters et sur les réseaux sociaux. C’est 30% de plus que l’année précédente.

Cette progression est un succès pour Birdeo mais c’est avant tout un signe supplémentaire du dynamisme de notre secteur dont nous nous réjouissons.

Nous sommes aussi conscients des attentes que cela génère et des difficultés que nous avons parfois pour y répondre (manque de réactivité par moment, pas assez de retours faits par notre équipe suite aux candidatures…). Nous étions 4 personnes en 2017. Cela fait une moyenne de 1 340 candidatures traitées par recruteur en une année, ce qui est considérable !

Néanmoins, et même si nous ne sommes pas un cabinet d’outplacement (aide au reclassement professionnel) mais bien un cabinet de recrutement et de chasse de tête, nous essayons d’accompagner au mieux nos candidats. Nous travaillons au quotidien pour nous améliorer sur ces différents points.

Enfin, avant de candidater et/ou pour nourrir votre culture RSE, n’hésitez pas à consulter les ressources suivantes :
Comment faire carrière dans les métiers de la RSE et du DD ? (article paru dans ID L’info durable)
Les perspectives de carrières dans la RSE et le DD vues par un chasseur de tête (article paru dans RSE Magazine)
Trouver un job dans la RSE : mes 10 conseils de chasseuse de tête (article paru dans We Demain)

Reconversion réussie vers le développement durable : l’exemple de Cathy Bou

Reconversion réussie vers le développement durable : l’exemple de Cathy Bou

Chargée de mission développement durable pour une centrale d’achats, c’est chez Thomas Cook que Cathy Bou a d’abord été sensibilisée à ce métier passionnant. Retour sur le parcours riche d’une femme d’action.

Cathy BouBirdeo : Quel est votre parcours ?

Cathy Bou : Une fois mon BTS tourisme en poche, j’ai intégré le groupe Thomas Cook où je suis restée 25 ans ! J’y ai notamment dirigé le service contentieux pendant 5 ans. C’est là que j’ai réalisé ma première action de développement durable : dématérialiser les 1 700 courriers de réclamations mensuels afin d’assurer un meilleur suivi des dossiers et économiser du papier.

J’ai compris que l’ergonomie de travail, la qualité de vie de mon département et l’intégration de personnes en situation d’handicap apportaient une ambiance de travail saine, profitable à la qualité et à la performance. Enfin j’ai mesuré toute l’importance de la proximité avec les agences de voyages, nos clients et nos fournisseurs. A l’époque je ne savais pas que cela s’appelait les parties prenantes.

Cependant, étant mère célibataire, triathlète et acharnée de travail, j’ai fait un burn out, ce qui a mis un frein à ma carrière et m’a fait arrêter le triathlon. Pendant cette période j’ai commencé à étudier le développement durable par mes propres moyens. J’ai ensuite décidé de quitter Thomas Cook pour reprendre mes études et obtenir le Master Développement durable et responsabilité sociétale de l’entreprise. J’ai eu le bonheur de réaliser mon stage de fin d’études au sein de l’équipe organisatrice de la COP21 comme chargée de mission en développement durable, c’était passionnant.

Birdeo : Vous êtes aujourd’hui Chargée de mission développement durable pour CAHPP (Centrale d’Achats de l’Hospitalisation Publique et Privée), en quoi cela consiste ?

CB : Mon rôle est d’accompagner et de conseiller les industriels et les établissements de santé adhérents à intégrer une vision stratégique de lutte contre le réchauffement climatique, les inégalités et le gaspillage, et surtout à agir au cœur de leur métier.

Nous venons d’ailleurs de recevoir le trophée d’argent dans la catégorie RSE de Décisions Achats pour notre programme « CAHPP s’engage ». C’est un catalogue en ligne sur les produits à référencer, respectueux de l’environnement et de la santé. Cela rentre pleinement dans notre mission d’accompagner nos adhérents dans leurs achats responsables. Notre démarche est ambitieuse : c’est de faire en sorte que les établissements de santé utilisent des produits responsables.

Birdeo : Qu’est-ce qui vous pousse à vous lever chaque matin ?

CB : Ma mission de vie est d’éveiller les consciences au respect de la santé humaine et de l’environnement. Et heureusement que j’y crois, parce que le bus, le métro, le brouhaha, la vie parisienne ce n’est pas pour moi. J’ai besoin de nature !

Birdeo : Que conseillez-vous à une personne qui souhaite se reconvertir dans le développement durable ?

CB : Tout d’abord de croire en elle ou en lui et d’apprendre par les MOOC (Massive Open Online Courses : des cours accessibles sur internet, gratuits et ouverts à tous) s’il ou elle n’a pas les moyens ni le temps de faire un master. Je lui conseillerais surtout de développer une double compétence pour être au cœur du business et ne pas être vu comme un centre de coût. Le développement durable n’est pas un « truc en plus », c’est le cœur du business.

 

Comment faire carrière dans les métiers de la RSE et du développement durable

Comment faire carrière dans les métiers de la RSE et du développement durable

C’est le titre du dernier livre de Caroline Renoux, Fondatrice et CEO de Birdeo. Ce guide des métiers s’adresse autant aux jeunes diplômés qu’aux cadres en cours de reconversion. Vous pourrez découvrir les formations, les débouchés et les retours d’expérience de nombreux professionnels, tout en suivant les conseils d’un chasseur de tête pour votre carrière.

« Un petit ouvrage pratique, bien pensé et bien écrit si vous souhaitez trouver un emploi avec du sens » pour ID, le premier média d’info en continu dédié au Développement Durable. Découvrez l’interview de Caroline Renoux

Vous avez envie de donner du sens à votre carrière ? Vous souhaitez évoluer dans les métiers de la RSE et du développement durable ? Vous cherchez des conseils pratiques ? Vous voulez comprendre comment fonctionnent les chasseurs de tête ? Ce livre est fait pour vous.

 

 

 

Commander le livre sur le site de l’éditeur

 

 

 

 

Caroline Renoux, fondateur et CEO de Birdeo, a signé son livre à l’occasion du salon Produrable à Paris le 5 avril. Rendez-vous à partir de 14h00 en salle 352 B. A 15h30, elle a animé une conférence sur le thème : Quels métiers et carrières pour l’entreprise de demain ?

Produrable 2018 : nos conférences et tables-rondes

Produrable 2018 : nos conférences et tables-rondes

Cette année encore Birdeo sera présent à Produrable, la salon incontournable des professionnels de la RSE. Caroline Renoux, Fondatrice et CEO de Birdeo, animera une conférence, présentera son dernier livre et participa à deux tables-rondes.

Voici notre programme détaillé, en attendant d’échanger avec nous sur notre stand D48 !

– Quels métiers et carrières pour l’entreprise de demain ? Une conférence proposée et animée par Caroline Renoux, Fondatrice et CEO Birdeo le jeudi 5 avril de 15h30 à 16h15 en salle 352 B.

– Caroline Renoux présentera son récent livre Comment faire carrière dans les métiers de la RSE et du développement durable.

Il est destiné avant tout aux jeunes diplômés, aux cadres en reconversion et aux cadres du secteur qui souhaitent évoluer.

Une signature de l’ouvrage aura lieu le jeudi 5 avril à partir de 14h00 en salle 352 B.

Vous pourrez également le retrouver pendant les deux jours du salon Produrable sur le stand Birdeo : D48.

Commandez le livre ici

 

 

– L’épargne responsable se transforme : ses produits, ses services et ses hommes aussi ! Cette table-ronde aura lieu jeudi 5 avril de 11h30 à 12h15 avec Pierre-Yves Chanu (Conseiller confédéral à la CGT), Bertille Knuckey (Head of Sustainable & Responsible Investment chez Sycomore Asset Management), Zoé Selves (Gérante analyste ISR à la Banque Postale) et Caroline Renoux. Rendez-vous en salle 342 A.

– L’intelligence artificielle au service de la fonction RH. Cette table-ronde avec Audrey Deconclois (DRH EY, ex Ernst&Young), Edouard Saulnier-Arrighi (Responsable Innovation chez Meteojob & Visiotalent) et Mouhidine Seiv (CEO Riminder) sera animée par Caroline Renoux. Rendez-vous le jeudi 5 Avril de 16h30 à 17h15 en salle 342 A.

Plus d’information sur Produrable

La finance durable en plein essor avec 54% de nouveaux postes créés en 3 ans

La finance durable en plein essor avec 54% de nouveaux postes créés en 3 ans

154 personnes travaillaient dans le domaine de la finance durable en France début 2018. Elles étaient seulement 100 il y a 3 ans. Les 54 postes créés dans cette période représentent une progression de plus de 15% par an.

L’essor du secteur de la finance durable(1) s’explique notamment par la croissance des investissements des particuliers et des institutionnels dans les fonds ISR (Investissement Socialement Responsable). Ces placements concilient performance économique et impact social et environnemental (critères ESG : Environnementaux, Sociaux et de Gouvernance). Ceux qui y investissent veulent que leur placement ait davantage de sens. Les fonds ISR offrent une rentabilité similaire voire parfois supérieure aux produits classiques.

Pour faire face à cette croissance, les sociétés de gestion développent et renforcent leurs équipes dédiées à la finance responsable. Néanmoins elles restent encore minoritaires à le faire.

 

Une étude réalisée auprès de 637 sociétés de gestion financière

En janvier 2018, parmi ces 637 sociétés basées en France nous avons identifié 154 professionnels spécialement dédiés à la finance durable. Nous distinguons les principaux 2 métiers d’une société de gestion : l’Asset management(2) et le Private equity(3).

Nous avons identifié cinq types de postes en Asset management, ce qui représente 136 professionnels :

  • 76 Analystes junior, de 0 à 5 ans d’expérience professionnelle pour une rémunération moyenne de 50 K€.
  • 42 Analystes senior, avec 5 à 15 ans d’expérience pour une rémunération moyenne de 75 K€.
  • 11 Gérants de portefeuille, avec 5 à 15 ans d’expérience – rémunération confidentielle.
  • 4 Sales, avec 3 à 10 ans d’expérience pour une rémunération moyenne de 75 K€.
  • 3 Président investissement responsable, avec 15 à 20 ans d’expérience – rémunération confidentielle.

Nous distinguons deux types de postes en Private equity, ce qui représente 18 professionnels :

  • 12 analystes ESG / ISR, avec 3 à 7 ans d’expérience pour une rémunération annuelle moyenne de 70 K€.
  • 6 analystes seniors, avec 7 à 10 ans d’expérience pour une rémunération annuelle moyenne de 80 K€.

Les titres des postes ont été homogénéisés car ils peuvent évoluer d’une société à une autre.

Il est intéressant de remarquer que seules 11 sociétés de gestion disposent de plus de 3 ressources dédiées à l’investissement responsable. Sur ces 11 sociétés, 5 d’entre-elles possèdent plus de 8 professionnels de la finance durable. Ces sociétés disposent d’une avancée notable sur leurs concurrents.

Des perspectives très encourageantes

Cette forte croissance devrait se poursuivre. Le déséquilibre croissant entre nombre de postes proposés et nombre de profils devrait jouer en faveur des profils de l’industrie financière « classique » qui souhaitent se spécialiser en finance verte (actuellement en agences de notations extra-financières principalement), des profils des services « Private equity » des entreprises du CAC40 et surtout, de ceux des grands cabinets d’audit et de conseil (les membres du big4 : Deloitte, PwC, Ernst & Young et KPMG).

Rappelons que la France est numéro 3 mondial de la finance verte et 1ère en Europe selon l’étude HSBC : « Le comportement des entreprises et des investisseurs à l’égard de la finance durable par Zoë Knight, Directrice du Centre HSBC pour la Finance Durable », septembre 2017.

 

 

 

(1) La finance durable est le domaine de la finance qui prend en compte les critères ESG, c’est-à-dire liés à l’environnement, au social et à la gouvernance.

(2) L’asset management, ou gestion d’actifs en français, est une activité assurée par une société de gestion, qui est souvent la filiale d’une banque ou d’une compagnie d’assurance, qui consiste à créer et gérer des produits de placements.

(3) Le private equity, ou capital-investissement en français, concerne généralement l’investissement dans des sociétés non cotées en bourse (d’où son nom de capital non coté). Il se traduit par une injection de fonds dans une société et par l’entrée du fonds d’investissement au capital de sociétés qui ont besoin de capitaux propres.