La finance verte a le vent en poupe

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La finance verte a le vent en poupe

Il y a 4 ans, l’Association Française de la Gestion financière (AFG) et le Forum pour l’investissement responsable précisaient le rôle de l’ISR. L’Investissement Socialement Responsable est « un placement qui vise à concilier performance économique et impact social et environnemental en finançant les entreprises et les entités publiques qui contribuent au développement durable quel que soit leur secteur d’activité ». Ainsi, en influençant la gouvernance et le comportement des acteurs, l’ISR favorise une économie responsable.

Depuis plus de dix ans, les Principes pour l’Investissement Responsable sont désormais consacrés par les Nations unies (UNPRI) dans le prolongement du pacte mondial. Ces principes marquent la reconnaissance de l’ISR à l’échelle internationale. Aujourd’hui, l’initiative a convaincu plus de 1600 signataires et représente près de 75 trillions de dollars d’actifs gérés. A l’actuel, 90% de ces investissements sont réalisés par les institutionnels qui jouent le rôle d’intermédiaire entre les entreprises souhaitant investir et celles cherchant des capitaux.

 

Il est possible de distinguer plusieurs grandes approches de l’ISR :

La sélection ESG : Cette approche consiste à sélectionner les entreprises ayant les meilleures pratiques environnementales, sociales ou de gouvernance. La méthode de gestion la plus répandue en France est l’approche Best in Class qui consiste à privilégier les émetteurs les mieux notés d’un point de vue extra-financier au sein d’un secteur d’activité.

L’exclusion : L’approche dite « exclusive » est la méthode originelle des fonds ISR. Le gérant peut faire le choix d’exclure les entreprises qui ne respectent pas les normes ou conventions internationales, c’est ce qu’on appelle les exclusions normatives. D’un autre côté, le gérant peut également décider d’exclure de ses choix d’investissement des secteurs d’activité entiers tels que le tabac, les armes ou encore la pornographie et ainsi pratiquer une approche d’exclusion sectorielle. Cette méthode d’exclusion reste largement pratiquée dans les pays anglo-saxons.

L’approche thématique : Les fonds n’incluent que des entreprises agissant dans un secteur donné ou favorisant certaines pratiques. Les investissements seront ainsi concentrés dans des entreprises actives dans les domaines du développement durable tels que les énergies renouvelables, l’eau, le traitement des déchets, la santé, etc. C’est ce que l’on classe sous la catégorie des fonds verts. Cependant, que la thématique soit environnementale ou sociale, les entreprises doivent passer au travers d’un filtre ESG.

L’engagement actionnarial : il consiste, pour les investisseurs, à exiger des entreprises une politique de responsabilité sociale plus forte par un dialogue direct, mais aussi par l’exercice des droits de vote en assemblées générales. On parle également dans ce cas d’activisme actionnarial.

 

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Le marché de l’Investissement Responsable (IR) est marqué par une croissance mondiale historique

Les principales raisons qui poussent les clients de la Finance à investir massivement dans des fonds, des titres et des projets responsables sont diverses :

·        Faire cohabiter leurs considérations éthiques et leurs stratégies d’investissement ;

·        Profiter de ces prises de participation pour influencer la gouvernance et les politiques environnementales et sociétales des entreprises des portefeuilles ;

·        Mettre à profit les nouvelles opportunités de marché amenées par la transition écologique et énergétique tout en investissant des capitaux sereinement ;

·        Assurer la performance à longs termes des portefeuilles en maîtrisant les risques ESG.

 

Et quel marché pour la France ?

La France est un des principaux marchés pour la finance responsable (1/3 des investissements mondiaux réalisés) avec une progression exponentielle sur les 11 dernières années (Montant total des fonds ISR multiplié par 60 entre 2003 et 2014).

 

Sur l’Investissement Responsable, tous les pays européens ne sont pas égaux

Si l’on combine les montants d’investissement gérés, les stratégies d’investissement affichées des entreprises, leur déploiement et le reporting ESG associé, tous les pays européens ne sont pas au même stade de maturité sur ces sujets.

En vert : Les bons élèves.

En orange : Les pays dont les stratégies des investisseurs sont encore inégales.

En rouge : Les pays en retard sur tous ces sujets.